Les ailes de l’angoisse

Bras de fer aérien au-dessus des Spratly

Equipages posant après l'atterrissage du vol civil de janvier 2016

Equipages posant après l’atterrissage du vol civil de janvier 2016

Ce sont des des informations qui sont presque passées inaperçues dans les médias occidentaux. Dans la Mer de Chine méridionale, une quinze de petites îles sont au coeur d’un grand jeu impliquant toutes les nations régionales. A coups de constructions de phares, d’îles artificielles ou de navires de pêche, chacune avance ses pions. Nouvelle phase en début d’année.  La Chine a effectué une série d’atterrissages sur le récif de Fiery Cross, un des îlots de l’archipel des Spratly revendiqué par l’empire du milieu, le Vietnam et les Philippines notamment.  Sur le papier rien d’exceptionnel.  L’empire du milieu a construit une piste de 3000 mètres sur cette île rocailleuses et le 6 janvier 2016 deux avions de lignes partis de Haikou sur l’île de Hainan ont réussi à se poser sans encombres. Un vol de deux heures qui a été célébré par les équipages comme un véritable exploit et suscité les vives protestations des pays voisins. Car la Chine dispose désormais de trois pistes en état de fonctionnement et pour les Etats limitrophes la prochaine étape sera l’arrivée d’avions militaires, nouvelle escalade dans la militarisation des îles. Peur excessive, paranoïa des Etats voisins ?

Le 18 avril c’est un avion militaire de transport qui s’est à son tour posé sur Fiery Cross. Officiellement cet avion de patrouille a été dérouté pour aller prendre en charge trois ouvriers malades et les emmener se faire soigne à Hainan. Cette fois-ci les protestations ont fusé non seulement des Etats limitrophes mais aussi de Washington et de l’Europe considérant cette opération comme une provocation. Affaire à suivre.

L’atterrissage d’avril 2016

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